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Stradi Varius

Bonjour à tous,

J'écris, à présent, depuis de nombreuses années. Depuis que j'ai quatorze ans, et j'en ai bientôt trente.
Au départ, je n'appréciais pas du tout la lecture, et encore moins l'écriture. J'étais de ceux qui ne prennent pas le temps de formuler une phrase autrement qu'en version "SMS".
Puis, j'ai trouvé un jeu. Un de ces jeux qui vous placent dans la peau d'un personnage qu'il faut construire, qu'il faut manier avec l'élégance d'un Prince ou d'un Vaurien. Alors j'ai fait des progrès à travers ce jeu. J'ai conçu de nombreuses histoires à travers différents personnages. J'ai amélioré mon style d'écriture, cherchant toujours plus ce qui me conviendrait. J'ai fini par trouver, et je m'amuse depuis. Je prends beaucoup de plaisirs.

On peut donc affirmer que j'ai été sauvé à l'aide d'un jeu. Sans ça, j'aurai peut-être continué à écrire en SMS, à n'avoir aucune curiosité pour l'histoire, la volonté d'apprendre de nouvelles choses...

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Stradi Varius
Un homme aime regarder l'intimité des gens à travers leurs fenêtres et ainsi s'inventer des histoires sur les vies qu'il visionne en direct.
Jusqu'au jour où il se fait prendre à son propre jeu en se faisant, lui aussi, épier.
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Défi
Stradi Varius
En réponse au défi : Imaginez cette terrible scène.

Il est 20h et la nuit est tombée. Vous avez passé une journée éprouvante à cause d'une terrible nouvelle. La maladie, si jeune mais si féroce, s'acharne de plus belle. Vous vous regardez dans votre miroir et au bord de votre lavabo se trouve une brosse à cheveux, une tondeuse et votre smartphone.

***

Que s'est il passé aujourd'hui ? Comment vous sentez vous ?

Racontez nous tout cela au travers d'un monologue que vous engagez avec votre reflet.
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Stradi Varius

Pour ce défi, je pars sur une histoire que j'ai vécu :)


Il est presque minuit. Je me trouve dans un salon éclairé uniquement par une télévision qui diffuse des informations futiles et inutiles. Je sens la fatigue m'envahir, mais je ne me sens pas l'envie de bouger du confort de mon canapé. Les ombres formées par cette lumière blanche donnaient une impression angoissante au salon. Des formes semblaient mouvoir ci et là, se rapprocher de moi pour mieux s'éloigner ensuite. On pouvait presque imaginer un corps fantomatique tendre le bras vers mon corps à moitié endormi. C'était comme une assemblée cadavérique présente pour m'emmener, avec eux, dans l'haut-delà. Pourtant, je m'amusais à me raconter quelques histoires à ce propos, songeant, bien évidemment, que tout cela n'était que la fabulation amenée par la nuit ainsi que par la solitude du moment. Je ne suis aucunement inquiété par les songes de quelconques existences de morts revenus sous d'autres formes hanter les vivants.

Je me trouvais donc accaparé bien plus par mes pensées, plutôt que par la télévision qui continuait à noyer les spectateurs de quelques inepties bien trouvées. Je n'écoutais aucunement. Je ne suivais que le fil de mon imagination. Quand, soudain, un bruit sourd survint. Un bond suivi d'une chute. Une boule noire fit son arrivée sur le second canapé de cuir me faisant ainsi quitter ma torpeur pour un sursaut d'un instant. Il s'agissait, finalement, de mon chat venu me rendre visite. Je souris à la vue de celui-ci, le traitant d'imbécile. Puis, un second sursaut m'anima lorsque mon téléphone se mit à vibrer sous mon corps molasson. Mes yeux se mirent à se lever vers le plafond, un sourire en coin. Il n'est rien de plus épouvantable qu'une scène ténébreuses pour faire vivre un trop plein d'émotions.

Je répondis au téléphone, tout en me levant afin de regarder ma chambre. Il s'agissait d'une amie qui venait prendre de mes nouvelles à cette heure tardive, en digne insomniaque. Je poussais la porte vitrée du salon afin de regarder un long couloir sombre duquel se trouve, au fond, un grand et large miroir inquiétant reflétant les formes qui se présentent. J'entre dans ma salle de bain. Referme la porte, en pousse une autre qui mène à ma chambre. J'allume la lumière tout en discutant avec mon amie sur les choses de la vie et sur les déboires vécus un peu plus tôt. Je me dévêt, puis enfile une tenue adéquat pour la nuit. Je ferme les volets. Je me couche dans mon lit, dans la noirceur de la nuit. Et je continue de parler de tout et de rien. J'écoute. Je réponds. Nous palabrons de choses insignifiantes.

Par moment, en l'espace de quelques blancs au sein de la conversation, j'entendais le tic-tac frénétique d'une vieille horloge accrochée contre le mur. Je n'ai jamais apprécié ce son, tandis que certains aiment à l'entendre afin d'êtres bercés par ce métronome. Objet inquiétant, pour ma part, et très énervant. Mais voici que les discours se poursuivent. Enfin, plutôt un long monologue de la part de mon amie. Je ne suis pas du genre bavard, mais elle, oui. Je regarde l'heure. Bientôt une heure du matin. Je suis fatigué, mais je n'ose raccrocher ou le stipuler à la veilleuse qui poursuit sa parole. Finalement, peu importe. J'écoute et je formule quelques "oui, oui" ou quelconques autres mots de surprise ou d'effroi concernant quelques péripéties recontrées par elle durant cette longue journée.

Tic-tac, tic-tac. Le temps avançait péniblement, nous enfonçant davantage dans la noirceur des ténèbres. Lorsque, d'un coup d'un seul, j'entendis un bruit étrange émanant du sous-sol. Au bout du long couloir emprunté plus tôt pour regagner ma chambre, il y a une autre porte donnant sur un long escalier de pierres en colimaçon, menant jusqu'au sous-sol. Lorsque j'étais gamin, je me souvenais avoir une peur terrible de ce sous-sol. Bien trop grand, imposant, inquiétant, avec de pauvres lumières ne reflétant aucunement son entièreté. Pendant longtemps, je refusais même d'y descendre seul. Il y avait trop de portes, trop de couloirs étroits, trop de pièces parsemées. Je suffoquais à chaque instant qu'il fallut m'y trouver. Bien sûr, ayant grandis, j'avais placé quelques raisons sur ma déraison et avais accepté l'idée qu'il n'y avait jamais eu de dangereux en cet endroit.

Mais là, sur les coups des tic-tac de mon horloge, je sentis mon coeur s'emballer en un instant. J'entendais réellement quelque-chose qui bougeait, qui montait l'escalier de pierres. Comme s'il s'agissait de pas d'enfants. D'un gosse qui gravissait les marches deux par deux sans jamais s'arrêter si ce n'est l'espace d'un instant, certainement pour faire face à la porte qui le sépare du long couloir. Alors je me demandais si cette porte avait bien été fermé au préalable, ou si elle se trouvait grande ouverte, permettant à ce bruit de continuer son ascension jusqu'à moi. J'écoutais, terrifié, mettant en silence mon amie qui commençait à s'inquiéter pour moi. Tic-tac, tic-tac. Il n'y avait plus le moindre bruit. J'angoissais. C'était très difficile à supporter. Tic-tac. Quand tout à coups la course sembla reprendre, accompagnée d'un rire d'enfant bien audible. Je l'entendais. Il était toujours dans cet escalier. Je ne sais pas ce qu'il faisait. Mais ce rire était épouvantable, trop angoissant. Je me suis donc levé d'un bond afin de fermer la porte de ma chambre à clé, appuyant mon oreille contre celle-ci pour entendre tout ce qui se passait à côté.

Mon amie me dit alors de faire appel à la gendarmerie, s'il y avait quelqu'un dans la maison. Je trouvais cela illogique, puisque l'alarme était mise et qu'elle aurait du sonner si un intrus était bien présent dans la demeure. Le bruit des pieds nus de cet enfant se fit de nouveau, mais cette fois plus proche de moi. Comme s'il courrait dans le couloir. Juste à côté de ma chambre. Il passait et repassait. Je ne savais pas quoi faire, comment agir. J'étais en grande détresse. J'ouvris donc les volets de ma chambre, guettant la pénombre de l'extérieur à la recherche d'une quelconque lumière provenant d'une autre pièce de ma maison. Il n'y avait rien. Juste l'obscurité. Je me dis alors qu'il serait de bon ton de sauter sur l'herbe et d'aller tourner autour de la maison afin de mieux voir s'il y avait quelqu'un. Mais je ne mis point à exécution cette idée, me disant alors que toutes les portes étaient fermées et que je ne pourrais plus entrer dans la maison par la suite.

Tic-tac. Tic-tac. Je fis silence. Je continuais d'écouter, sans faire le moindre mouvement. Dans tous les cas, la présence devait avoir connaissance de moi avec le bruit que je dis à ouvrir ces volets de fer. Et le rire retentit de nouveau. Comme spectrale. Comme venu d'un autre monde. Un peu ferreux. Il se fit plus long et plus intense. Plus fort et plus démoniaque. En concertation avec mon amie au téléphone, je me dis qu'il fallait que je prenne mon courage à deux mains afin de voir ce qui se passait. Dans ma tête, je me fis quelques frayeurs en songeant que l'interrupteur de la lumière était un peu loin et qu'il me faudrait alors longer un bout du couloir dans la pénombre. En présence, peut-être, d'un gosse machiavélique. Pendant de longues minutes, je restais à côté de la porte, la main sur la clé, prêt à ouvrir au moindre moment. Du moins, lorsque mon courage. l'imposerait.

Tic-tac. Tic-tac. Mon coeur s'emballait férocement.
Tic-tac. Tic-tac. Je sentais mon corps faiblir, mes jambes trembler.
Tic-tac. Tic-tac. Le silence avait envahis la maison.

J'ouvris donc la porte d'un coup, restant sur mes gardes en scrutant tout autour de moi le moindre mouvement. Je vis la porte du sous-sol effectivement ouverte. À ce moment, je me suis insulté de tous les noms. J'avançais péniblement dans le noir, jusqu'à allumer la lumière. Je n'avais pas envie de jeter un oeil au sous-sol. Je me trouvais à hauteur de la porte vitrée menant au salon. À deux pas. de la porte de cet escalier de pierre. Je suffoquais. J'étais seul. Je n'étais pas bien du tout. Je me mis à me hâter afin de refermer ce monstrueux accès vers l'Enfer que j'imaginais durant mon enfance. Puis, un vacarme se fit tout juste derrière moi, tout contre la vitre menant au salon. Un cri accompagnant cela.

Tic-tac. Tic-tac. J'ouvris la porte du salon.
Tic-tac. Tic-tac. Il faisait noir là-dedans.
Tic-tac. Tic-tac. Une forme sombre se glissa entre mes jambes.

- PUTAIN DE CHAT!

Et oui. Mon chat était resté coincé dans le salon. Il courrait donc de droite et de gauche tout en miaulant. Et ses griffes sur la vieille vitre firent l'effet d'un rire démoniaque. Il n'y avait donc aucun démon chez moi, si ce n'est celui que je me serais inventé.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

J'écris par amour des mots, pour le plaisir de jouer grâce à divers personnages. J'aime inventer des histoires, des mondes, des tortionnaires comme de douces et bonnes personnes. J'aime faire rencontrer le tout et que ce tout explose d'une façon ou d'une autre. La joie de tout contrôler du début à la fin.
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