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Meryma

Caen.
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Meryma est une auteure française. Elle est née le 27 novembre 1985 à Caen, mais elle a vécu une quinzaine d'années dans le sud de la France. Elle commence à écrire sur les forums rpg et se lance dans ses propres histoires en 2012 sans jamais les publier. Aujourd'hui revenue en Normandie et maman d'un petit garçon, elle fait de l'écriture son quotidien, parmi de nombreux autres projets. Elle travaille actuellement sur un roman (Erhetylia), à paraître courant 2018.

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Meryma
Phoebe est coiffeuse pour le magazine de mode chic le "Camée'Léon" à Brooklyn. Elle travaille aux côtés de Shannon, pour qui elle a quelques sentiments inavouables, Rafael son meilleur ami, et Holly, la meilleure amie de Shannon. Ensemble, ils doivent faire face aux sarcasmes incessants de Jocelyn, la maquilleuse de la boîte, qui semble de mèche avec un rédacteur en chef zélé. Une vie banale en somme. Mais tout bascule le jour où Shannon tombe sur une mystérieuse lettre que la mère de Phoebe lui a laissé avant de mourir et qui révèle bien des secrets.
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Meryma
Autrefois il y avait une guerre entre le royaume de Baham et les dragons. Cette histoire raconte comme s'acheva le conflit.
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Meryma

La jeune femme avait les bras croisés sur la poitrine. Elle se tenait debout près du lit à baldaquin de son frère et le regardait dormir. Son regard bleu ciel se posait alternativement sur le visage blafard du jeune homme, puis sur sa poitrine qui se soulevait et s’abaissait lentement… trop lentement. Elle percevait à peine le râle qui sortait de la gorge d’Alduce, cherchant un air qui se faisait trop rare dans ses poumons. Herminia ne pleurait pas. Son visage était au contraire fermé et son regard vide d’expression. Elle aurait tout donné pour que son jumeau ouvre les yeux, pour revoir cette couleur si claire de l’iris qui faisait leur particularité. Ses longs cheveux blonds ondulés avaient été brossés un peu plus tôt dans la matinée et disposés avec respect autour de sa tête et de ses épaules, mais ils avaient perdu de leur éclat, alors que ceux d’Herminia avait poussés et brillaient de cette éclat doré qui ne trompait pas. A la cour de Hautroc, rares étaient les personnes à avoir les cheveux clairs. Herminia et Alduce étaient les derniers de la lignée des rois à porter le cheveu blond et l’œil bleu. Quand ils étaient enfants, on les surnommait « Les Rois Blancs » et encore aujourd’hui, Herminia était « La Reine Blanche », même si de reine elle ne portait que le titre et ne gouvernait pas. C’était ainsi au royaume de Durname. Seul un homme pouvait prétendre au trône et gouverner le royaume. Les femmes cependant avaient leur rôle à jouer, dans l’ombre, au sein du Conseil notamment, mais elles devaient se faire discrète et ne prenaient jamais part à aucune décision importante.
Tournant les talons dans un mouvement d’humeur, Herminia sortit de la chambre d’un bon pas. En passant la porte, elle manqua de bousculer le Grand Chambellan, le chef du Conseil, Théophase Requiem, un homme de haute taille, au visage émacié et à l’œil trop vert pour que ce soit naturel. Elle ne l’aimait pas mais Alduce lui avait toujours fait confiance, si bien qu’Herminia n’avait pas son mot à dire. Théophase s’inclina devant la jeune femme et demanda d’une voix nasillarde.
— Comment va notre bon roi ce matin, votre majesté ?
— Rien n’a changé, vous vous en doutez. Alduce ne se réveillera probablement jamais, alors cessez de rôder autour de sa chambre et de me poser la question tous les jours, Requiem. Que voulez-vous ?
L’homme, qui devait avoir dans la quarantaine, se racla la gorge, sa main fermée devant la bouche, tenant dans l’autre main un parchemin roulé et fermé par un ruban rouge. Théophase ne doutait jamais de lui, du moins en apparence et son air hautain avait toujours irrité Herminia, qui devait se contenir pour ne pas lui cracher au visage tout ce qu’elle pensait de lui.
— Je suis venu solliciter une audience. J’aurais aimé vous soumettre quelque idée afin de remédier à notre… problème actuel. Nous ne pouvons laisser le royaume sans régence, particulièrement dans les temps actuels, alors que Froideroche est à nos portes.
— Cela m’aurait étonné.
Herminia soupira et passa devant son interlocuteur pour se diriger vers la salle du Conseil.
— Je suppose que le Conseil est réuni, et qu’ils m’attendent, puisque vous ne prenez jamais le temps de me prévenir en premier…
— Je me suis permis de renvoyer les conseillers pour la matinée, Votre Majesté, afin que nous discutions seul à seul, tout d’abord… si cela vous convient.
Le ton mielleux et compatissant du Chambellan était pour le moins déconcertant, et laissait la jeune femme perplexe. Elle s’arrêta au milieu du couloir dans un froissement de tissu de sa robe claire, rappelant la couleur de ses yeux et se retourna vers Théophase.
— Que me cachez-vous encore ? demanda-t-elle simplement, sans attendre de réponse. Après quelques secondes où les deux se toisèrent en silence, Herminia fit demi-tour, repassa devant Théophase sans un regard pour lui, et prit la direction de la salle du trône, qui était vide à cette heure de la journée. Théophase lui emboita le pas, un léger sourire à peine perceptible au coin des lèvres.
En marchant dans le couloir, les bras le long du corps, ses longs cheveux ondulés et les plis de sa robe volant dans son dos, Herminia apercevait par les fenêtres, la lande qui s’étendait aux pieds du château, sur les hauteurs de Hautroc, la cité royale. Située en plein cœur de Terrefière, au nord du royaume de Durname, Hautroc était une ville riche, une citadelle entourée de murailles imprenables, surveillée jour et nuit par une garde rudement entrainée. Herminia détestait cette période de l’année où la neige recouvrait tout, où le froid s’insinuait dans chaque fissure, sous chaque couche de vêtements, peu importe combien vous en portiez. Le vent était particulièrement violent cette année et empêchait de sortir pour apprécier un peu d’air frais. Alors elle arpentait les différentes parties du château, ou elle restait au chevet de son frère, observant les guérisseurs impuissants à le réveiller. Elle en avait presque oublié la présence trop silencieuse du chambellan qui la suivait quand elle arriva devant les grandes portes de la salle du trône. L’un des deux gardes à l’entrée leur ouvrit sans un mot et la referma derrière eux, les laissant seuls pour une discussion de la plus haute importance. Après un moment d’hésitation, la jeune femme alla se laisser tomber sur une chaise qui trainait encore d’une ancienne audience avec quelques sujets de la cour. Elle parut soudain très fatiguée et Théophase crut voir les épaules de la jeune femme trembler. N’osant prononcer un mot, ni faire le moindre geste qui seraient mal interprété, l’homme s’avança, prit une chaise et vint s’asseoir près d’Herminia.
— Je sais que nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, votre majesté, mais il s’agit là d’une affaire de la plus haute importance et il serait…
— C’est justement sur les sujets importants que nous ne sommes jamais d’accord, Requiem. Le coupa la jeune femme. Pourquoi en serait-il différemment aujourd’hui ? Cessez de tourner autour du pot et exposez-moi votre idée, que je retourne auprès de mon frère.
Théophase Requiem inclina la tête en signe d’acquiescement et ôta le ruban rouge du parchemin qu’il tenait toujours en main pour le dérouler devant la jeune femme. Elle l’attrapa des deux mains pour le maintenir ouvert après avoir jeté un regard suspicieux au chambellan et commença à lire. Son visage sembla se décomposer au fil de la lecture, alors que celui de Théophase s’illuminait un peu plus au contraire. Il devait cependant garder une contenance tant qu’il était en présence d’Herminia, afin de ne pas éveiller les soupçons. Il se garda bien de tout commentaire, et trouva cependant judicieux de préciser que la signature en bas de page était bien celle du roi.
— De quand date ce document, dites-moi ? souffla Herminia, n’en revenant pas de ce qu’elle avait sous les yeux.
— Il y a un peu plus d’un an qu’Alduce se savait défaillant. Il aura pris les devants en rédigeant cet acte.
— Et il vous l’aurait confié et demandé de me le faire lire au cas où il lui arriverait quelque chose, c’est bien cela ? reprit la jeune femme, un peu plus de vigueur dans le ton.
— C’est… à peu près ça, en effet. En réalité, un messager me l’a apporté le jour où Alduce s’est endormi, il y a trois mois. Quelqu’un d’autre était au courant de son état de santé et se tenait aux aguets.
Herminia n’en croyait pas ses oreilles. Elle se leva d‘un bond en jetant le parchemin aux pieds du chambellan et le toisa de toute sa hauteur… Ce qui n’était pas peu dire.
— Vous voulez dire que vous avez ce parchemin depuis trois mois et que vous ne me faites part de son contenu que maintenant ? Vous vous fichez de moi, Requiem ??? Avez-vous la moindre idée de l’importance de cet édit ? Vous rendez-vous compte de ce que cela implique, pour le royaume, pour le Conseil, pour moi ?
— Tout-à-fait votre majesté. C’est pour quoi je vous demande de participer à cette mission, afin de la mener à bien. Qui mieux que vous peut exécuter les dernières volontés du roi, sinon sa sœur jumelle ?
— Prenez-vous seulement la mesure de ce que vous me demandez ?
— Je vous demande juste…
— Vous me demandez de renoncer au trône, à mon héritage, à ma lignée ! Vous condamnez mon frère à mort, et tout cela sans le moindre remord ! Vous êtes un monstre !
Théophase ne répondit pas tout de suite, observant la jeune femme qui semblait au bord des larmes. Il jubilait, car il était sur le point de parvenir à son but, après tant d’années, tant d’efforts ! Quand il sentit que Herminia commençait à se calmer, il répondit.
— C’est la volonté d’Alduce, je n’ai pas participé à cela et je regrette que vous me voyiez encore comme un ennemi après toutes ces années à votre service…
— …au service de mon frère…
—… au service du royaume. Corrigea-t-il avec douceur. J’ai renoncé à mes origines, à ma famille, à ma vie passé quand votre père m’a fait prisonnier il y a plus de vingt ans. J’ai juré allégeance à votre famille et au royaume de Durname, à Terrefière et j’en suis devenu citoyen. Depuis ce jour, je n’ai cessé d’œuvrer pour la paix entre Terrefière et Froideroche…
— Je n’oublie pas d’où vous venez et qui vous étiez. Le temps n’y changera rien, ni tout ce que vous avez pu faire jusqu’à maintenant. Je n’ai pas confiance en vous et rien ne changera cela, inutile de minauder devant moi.
— Je regrette vraiment que vous me voyiez ainsi, votre majesté. Votre frère…
— Mon frère est en train de mourir ! Respectez au moins sa mémoire en ne la ternissant pas de fausses allégations ! Laissez-moi maintenant, j’ai besoin de réfléchir, et vous ne m’y aidez pas. Allez pourrir la vie de quelqu’un d’autre en attendant que je trouve une solution.
Théophase se leva de sa chaise, s’inclina bas devant la reine et sortit de la salle du trône à reculons, sans se relever jusqu’à ce que la porte soit refermée. Là seulement il laissa un sourire cynique envahir ses lèvres et soupira d’aise. Puis il tourna les talons et disparut dans les couloirs du château. De l’autre côté de la porte, dans la salle du trône, une toute autre scène se déroulait. Herminia était allée s’asseoir sur le trône qu’Alduce avait fait sculpter pour sa sœur. Elle s’y était effondrée et laissait son chagrin l’envahir et les sanglots emplir la pièce, se répercutant en écho sur les murs vides.
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Questionnaire de Scribay

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Parce que j'aime ça, besoin de vider tout ce que j'ai dans la tête, tout ce que mon esprit peut imaginer.

Listes

Avec Le feu de ma colère...
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