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Mylène Ormerod

Mylène Ormerod, née le 26 octobre 1986, a été mise au monde par deux êtres voyageurs et intrépides. Il est dit qu’ils ont traversé la manche pour se trouver dans un univers où le langage pouvait devenir farfelu. Après une tempête qui déclencha sa naissance, une fille un peu rabougrie éclot. Elle grandit plutôt vite et bien malgré des lacunes en orthographe, ou le zéro pointé la désigne comme incompétente.

Heureusement, elle ne s’arrête pas aux moqueries, et dénigrements inutiles, et s’émancipe vers l’art et la photographie. Il lui semble alors que la beauté du monde se retrouve derrière son objectif et se captive par les belles couleurs. Là, elle rencontre un ange tout droit tombé du ciel qu’elle a réussi à capturer par grand hasard. Elle, à moitié démone et folle, s’amuse auprès de cet être dont la douceur n’a pas d’égale. Ensemble ils voyagent, étudient et se passionnent pour les rêves et l’impossible.

Comme ses parents, elle et son ange s’envolent pour un autre monde empli d’eau et de magie. Bientôt, elle apprend qu’elle n’est pas si mauvaise et s’entoure d’artistes plus fous et amusants qu’elle.

Elle adopte deux grimlins poilus et adorables au penchant destructeur qui ont pour mission de la réveiller chaque matin.

Puis elle se voit affronter un terrible coup du destin. Son corps et son esprit sont lentement aspirés par le grand vilain qu’on nomme maladie. Bien déterminée à ne pas voir sa vie écourtée, elle fait appel au plus impitoyable des guerriers que l’on nomme médecin assisté de science. Heureusement, maintenant bien entourée, l’amitié et la douceur font qu’elle brise la malédiction à coup de scalpel bien entraîné et de traitements fort puissant.

Mylène vit encore aujourd’hui et ne saurait mourir avant d’avoir attrapé l’étoile de son rêve.

3
œuvres
1
défis réussis
715
"J'aime" reçus

Œuvres

Mylène Ormerod
Haru n’est rien, rien qu’un loup soumis au cœur d’une meute cruelle.
Chaque jour est une souffrance, il survit à peine et n’a rien qui le rende heureux à part Lena, cette femme mystérieuse qu’il admire chaque soir.
Il fait tout ce qu’il peut pour satisfaire sa famille, mais sa différence le met à part.
Puis tout bascule du jour au lendemain, il commet l’irréparable, se retrouve acculé et la sentence est levée, il sera exécuté. Lui qui n'aspirait qu'à vivre libre.
L’épée brandie au-dessus de sa tête, le prince est venu lui-même appliquer le jugement.
Haru n’a même plus la force de riposter. L’épée est sur le point de le décapiter.
Mourra-t-il véritablement sans avoir jamais vécu ? Abandonnera-t-il cette vie unique qui est la sienne ?
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688
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Mylène Ormerod
Mélly, une jeune femme ordinaire, se retrouve à la merci d’un sortilège.
Plus rien ne sera jamais comme avant, son destin prend un tout autre tournant, un voyage étonnant, dans des contrées lointaines où se mêlent aventure, batailles et sentiments.
Sa vie ne tient maintenant plus qu’à un fil. Seul le plus redoutable des guerriers semble capable de lui venir en aide. Mais, le fera-t-il seulement ?
Dans un monde hostile où tout lui est étranger, elle, une pauvre humaine se retrouve au cœur d’un conflit improbable.
Parviendra-t-elle à survivre alors que les pouvoirs lui font défaut ? Saura-t-elle faire face à une force sombre grandissante qui menace de tout détruire ?
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Défi
Mylène Ormerod


Je me souviens du jour où c’est arrivé comme si c’était hier. De la douleur, de la peur et surtout de cette solitude ressentie alors que j’étais seule face à la nouvelle.
Il arrive parfois que tout s’enchaîne sans qu’on ne puisse rien faire. Je revenais de vacance quand tout a commencé. Une simple boule dans la poitrine cela peut-être un million de choses et bien sûr, j’avais songé au pire. Au fond, je le sentais, lorsque mes doigts ont parcouru ma peau. Cette petite boule s’est mise à rouler, sans douleur, rien. Elle était juste là.
Au début, j’ai pensé : elle va disparaître, alors j’ai attendu un mois. Un mois où j’ai angoissé tous les jours en palpant cette petite masse. Elle ne grossissait pas, enfin, je n’en avais pas l’impression. Du coup, cela pouvait être plein de choses.
Je suis jeune, donc j’ai cru à un kyste. C’était le plus probable et le plus logique. Mais, d’un autre côté, je n’en étais pas sûre non plus, alors je ne pouvais pas m’empêcher de stresser et d’y penser chaque jour. Et puis, après une nuit blanche et l’angoisse montée à son comble, je me suis enfin décidée à aller voir le docteur. Ce n’était tout simplement plus possible de me faire des films ainsi. Il me dira, lui, si c’est grave.
Et la femme qui m’a vue a diagnostiqué exactement ce que j’en avais déduit. Pour elle c’était un kyste qui ne fait pas mal, qui roule sous les doigts et qui ne grossit pas. Rien de dangereux en soi. J’étais soulagée et en même temps une petite alarme continuait de m’inquiéter. On n’était sûr de rien, le médecin avait simplement palpé, mais ses mots m’avaient quand même beaucoup apaisée sur le moment.
Mais, parce que mon angoisse était perceptible, la docteur a suggéré :
— On va faire une mammographie pour vous rassurer et une échographie. Vous n’avez pas l’air bien.
J’allais un peu mieux depuis que je l’avais vue et je ne doutais pas que la mammographie allait juste confirmer ses dires. Donc c’est sans plus trop y songer que j’ai continué ma vie. Mon rendez-vous était pour dans un mois, entre temps, avec mon conjoint, nous avons trouvé un appartement à acheter. Alors je me suis vite mise à penser déménagement, cartons, etc. Autant dire que mes petits problèmes sont devenus secondaires.
Bref, le jour de la mammographie arrive, mon copain m’accompagne et tout se déroule bien. Il n’y a pas grand-chose à détailler à part que je dois faire une échographie, car ma poitrine est dense et rien n’est trop visible à l’image. Je ne m’inquiète pas. Pour tout avouer, avec tout ce qui se passe autour de moi, je n’ai pas la tête à ça. Pour moi, ça va être vite réglé. Le rendez-vous est dans trois semaines, j’ai le temps à nouveau d’oublier. Et j’y vais seule. La grosse erreur. N’y allez jamais seule !
Alors que la spécialiste en échographie m’ausculte, elle commence à grimacer et m’inquiéter. Je me sens vite paniquer devant sa mine silencieuse. Et, n’y tenant plus, je lâche un :
— Ça va ?
Oui, c’est bête hein! J’aurais pu demander si c’était grave ou autre chose, mais j’ai demandé si ça allait. Je rigole un peu. Elle ça allait, moi ça n’allait pas. Elle s’est tournée vers moi. Ses longs cheveux ondulaient jusqu’à ses fesses. Je me souviens les avoir longuement observés, peut-être pour faire retarder les choses. Je ne sais pas trop, mais je me rappelle très bien de la pièce et de tout ce qui m’entourait. Il faisait sombre, j’avais un peu froid, je n’aimais pas la sensation du gel sur ma peau. On était toutes les deux et elle a sorti :
— Ce n’est pas beau, c’est une tumeur. Et l’autre non plus ce n’est pas beau.
Là, je me suis redressée sans rien comprendre. J’ouvre la bouche et la referme. Je sens mes larmes sur le point de rompre le barrage de mes sentiments violent. Mon cœur ne semble pas si fou alors que ma tête est bourdonnante.
— Les deux seins ?
Je demande d’une voix aiguë mal contrôlée. Je suis sous le choc complet. Je m’y attendais pour le droit, mais alors pour l’autre, pas du tout.
— Oui, vous n’avez vraiment pas de chance.
Là, je pleure carrément. Ma vie s’arrête, c’est ce que je pense. Tous mes rêves inachevés resteront inachevés. Je n’ai plus de vie, je songe à tous mes proches morts du cancer et je suis persuadée que tout est fini.
— Mais je ne sens rien.
J’insiste, ce n’est pas possible. Je ne peux pas être à ce point malade. Les deux, ce n’est pas possible, je n’y crois pas.
— Le cancer, on ne sent rien.
— Mais le gauche aussi ?
Je suis larmoyante, mes mots sortent mal.
— Oui, mais on ne vous laissera pas. Vous n’êtes pas seule.
Elle me tend une boîte de mouchoir et se tient en retrait. Je ne sais pas pourquoi, mais je la déteste. Je lui en veux, rien n’est sûr. C’est juste pas possible. Puis elle me dit qu’il faut faire une biopsie. Je suis dans un autre monde. Je n’arrête pas de pleurer.
Puis vient le retour à la maison, l’attente pour le rendez-vous. Tout me semble si long, intolérable. Il pleut, vente, neige à moitié. Il fait froid, j’ai froid. Je me sens fatiguée et mes larmes ne veulent pas se calmer. J’arrive à rentrer je ne sais comment. Heureusement, je suis à pied. Je pense à tout ce que je dois faire. Au déménagement, à toute ma vie. À tous mes échecs, et j’ai l’impression de n’être qu’échec. Je n’ai rien réalisé, rien fait de ce que j’aspirai dans la vie.
Puis le jour de la biopsie arrive, et par chance j’ai affaire a quelqu’un de très compétent. Il me dit tout de suite que je n’ai rien dans le sein gauche, que c’est très commun chez les femmes ce qu’il voit et n’est pas alarmé du tout. Je le crois sur-le-champ et j’ai bien fait, car les résultats ne révèlent rien. Je ne sais plus comment il nomme ça, mais je retiens le plus important : ce n’est pas grave. Le sein droit, par contre, c’est bien plus inquiétant et je sais au fond que c’est un cancer. Mais je suis quand même soulagée. Oui, au moins c’est qu’un seul sein. Ça n’enlève pas le diagnostic, mais pour moi c’est tout de même un plus.
La biopsie est très douloureuse. L’anesthésie locale ne fonctionne pas bien et je sens tout. C’est un bref aperçu pour moi de ce que pourrait être l’enfer. Enfin, le tout se termine et viens par la suite un tourbillon de rendez-vous pour me parler des prochaines étapes. Le plus difficile a été pour moi d’encaisser la nouvelle, puis de subir l’opération terrifiante et, pour finir, la chimiothérapie, là où j’en suis.
J’ai adopté une certaine philosophie : vivre au jour le jour et de me focaliser sur l’instant présent. J’ai beaucoup pleuré et il m’arrive de craquer assez souvent. Dans ces moments, je repense à ceux que j’ai perdus. Et j’ai peur de la mort, très peur. Pourtant, mon cas n’est pas désespéré, bien au contraire, et je suis très bien suivie. Je ne suis juste pas très brave. Maintenant, je dois accepter la perte de mes cheveux et les produits dans mon corps. Heureusement, dans toutes ces épreuves, je me suis rendu compte que mon mari était le plus doux d’entre les hommes, que j’avais une famille en or et des amis incroyables.
L’important est d’être bien entouré et je le suis, ce qui me permet de continuer sans plus être au bord du gouffre. Mais, je me souviendrais toujours de la manière dont on m’a annoncé la nouvelle. Ça reste une douleur ancrée que j’aurais du mal à oublier.
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Questionnaire de Scribay

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C'est ma passion d'écrire et j'aimerais un jour être une auteur reconnue.

Listes

Avec Sanguinairement Toi, L'Ombre-Éclair, Dans les yeux de Julie, Les seigneurs, L'île des korrigans, Parallel Universes - A travers les dimensions, Against the world, La Supercherie, Une affaire de mariage, That's the way it is...
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