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Anatole Cotentin

Mon pinceau est une plume, qui sur le papier, dessine des mots. L’écriture est plus qu'un tableau, c'est un univers entier tenant entre trois doigts, c'est le défouloirs de l'imagination et c'est surtout un échappatoire à la vie. Voila pourquoi j’écris, car cela me libère de tout poids et de tout mal-êtres.
3
œuvres
1
défis réussis
6
"J'aime" reçus

Œuvres

Anatole Cotentin


   Une vie est offerte ou reprise, une vie, un cadeau, on aura beau ne point la désirer ou même la refuser, elle restera une offrande.
   Ce jour-là, elle regardait par la fenêtre, comme chaque jour d’ailleurs, elle pensait, perdue entre ses rêves, ses sentiments, ses tourments, et cette réalité fade. Elle regardait les nuages s’écouler sur le bleu d’un ciel froid. Elle se perdait, dans un néant rempli de penser…
- « On ne te dispense pas de faire tes exercices ! » Lui disait d’une voie amère, le professeur.
- « Oui, excusez-moi... » Répondait-elle agacée par cette phrase qui ne faisait que se répéter. Elle sortit un petit papier de sa poche et y ajouta un trait, elle comptait le nombre de fois où cette phrase lui avait été destiné par semaine, et en ce début de semaine elle avait déjà une collection de sept traits.
   Elle se remit donc à travailler, même si elle trouvait cela bien facile, mais surtout long et inutile. À côté d’elle, était assis un garçon, il faisait toujours son malin, en ce moment même, il faisait rire la fille derrière lui qui écoutait ces mots à en perdre la vue.
   Dans cette classe, elle ne connaissait pas grand monde, elle n’avait d’ailleurs pas trop d’amis, personne ne lui parlait vraiment en fait, elle vivait dans son monde, dans sa bulle et cela lui aller très bien. Dans cette bulle se retrouvé ces passions, comme l’Art, la musique, le sport, l’informatique, la littérature, et tant de choses qu’elle affectionner particulièrement. Elle aimait un peu tout. Elle avait de grande capacité, mais malheureusement ne pouvais pas les exploités. Elle était, occupé…
   Le soir, elle commencer à appréhender elle n’avait point envie de rentrer, elle se plaisait à se balader tard dans le village ou elle vivait, ou des fois ne serait-ce que dans son jardin, avant de rentrer. Une fois avoir longuement hésité en face de cette porte de bois, elle finit par attraper la poignée, encore une fois son père crié, encore une fois, il puait l’alcool, elle ne l’écouter pas, « qu’importe » se disait-elle, « il doit encore me faire la réflexion car je rentre tard… ». Sans prendre connaissance de ce qu’on lui disait, elle montât dans sa chambre, fermas la porte, puis elle fit un tour avec sa clef. Dans sa chambre, le seul endroit où elle se sentait libre, ou du moins avant que quelqu’un ne vienne la déranger ou lui crié dessus.
Sur son bureau des tas de feuille, des cours, des circulaires, des dessins, des écrits, des poèmes et des feuilles vierges. Aux murs, était accrochés des dessins, des peintures imprimées, des photos de paysage, et bien d’autre décoration.
Après s’être affalé sur son lit, elle s’assit sur sa chaise et se rapprocha de son bureau, elle fit de la place, pris une feuille vierge, un stylo et se mit à écrire :
« L’oiseau volant le long de la vie ;
La trouve bien longue et morose,
Il attend le jour, et compte les nuits,
Ou sous la pluie, poussera la rose. »
   Avant d’entendre retentir son nom dans toute la maison, elle se leva, se rendis à la porte, fut un tour de clef, puis un autre, et finit par ouvrir la porte.
- « Viens préparer la bouffe pour ton vieux père ! » retentie d’un ton monotone et tremblant.
Elle descendit, et s’exécuta, c’était comme cela et non pas autrement. Sa mère, quant à elle, n’arriverait pas avant minuit, comme chaque soir. Elle prépara le repas, mit la table puis après avoir passé un repas sans un signe de vie, sans paroles, ni de l’un, ni de l’autre, elle rangea la table, fit la vaisselle, puis remontât dans sa chambre, la routine seulement.
Une fois dans sa chambre, elle mit ses écouteurs, puis se mit à écouter les musiques qui passaient aléatoirement dans ces oreilles. En laissant les volets ouverts, elle pouvait s’allonger sur son lit et regarder les étoiles. Elle avait quelques livres sur son chevet, pratiquement tous inachevé, mais elle n’avait pas envie de lire ce soir. Après avoir rêvassé quelques minutes elle finit par éteindre son téléphone et s’endormis lentement.
   Nous voilà quelque jour plus tard, elle n’avait pas cours, elle prit son sac, ses gants et ses chaussures abîmées, puis sortie de sa maison, avant que son père ne se réveille, elle atteignit dans le fond du village, le petit chemin qui menait dans la montagne, à la fin de ce chemin se trouvait un point de vue. Une fois arriver à celui-ci, elle se posa pour regarder le paysage. Elle était encore une fois pensive, elle laisser le ciel plonger dans ses pensées, elle se poser tant de questions, sur elle, sur le monde, sur la vie. Elle ne comprenait pas ce qui l’entourer, à vrai dire, elle ne se comprenait pas elle-même. Elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde passait sa vie dans une routine permanente, elle ne comprenait pas pourquoi chaque jour ressemblait à celui de la veille, et pourquoi tout cela, vivre pour travailler et travailler pour vivre, semblais pour les autres la chose la plus naturelle qu’il soit.
   Après avoir passé la journée à marcher et à observer la nature, elle revint chez elle, il était tard. Elle savait pertinemment que son père allait lui faire des réflexions qu’elle allait devoir subir des heures durant. Pourtant, une fois rentrer rien, le silence le plus total. Son père assis autour de la table, sans aucune parole lui fit signe de venir. Elle prit le temps de retirer ses baskets, puis prit la place en face de lui. Il la fixait, dans son regard, les émotions semblaient inexistantes ou bien dissimulé au plus profond de lui-même. Ce silence de mort dura plusieurs minutes, pour elle le temps semblait s’allonger, elle ressentait de la peur, une très grande peur, elle redouter la punition de son père. Puis, sans un mot, les yeux du père se mirent à suer, il s’approcha et prit sa fille dans ces bras. Là, elle ne sut comment réagir, elle était surprise par ce geste qui ne lui avait était accorder depuis plusieurs années au moins. Quelques secondes se sont écoulées, le temps qu’elle réalise, puis elle mit ces bras au tour de son père, le serra fort et se mis à pleurer. Suite à cet épisode, aucune parole, aucune expression, ils se séparaient puis chacun revint dans son train de vie habituelle. Une fois dans sa chambre, elle s’assit sur son lit, elle ne savait ni quoi faire, ni quoi penser, et pourtant ses pensées se bousculer dans tous les sens, ses yeux se retenaient de fondre, même si au fond d’elle une très forte chaleur se faisait ressentir.
   Dans les jours qui suivirent, chaque soir, elle voyait la santé de son père se dégrader. La nuit, elle ne pouvait dormir, réveillée par les fortes toux de son père. Au fur et à mesure, l’état de son père empiré et sa tristesse prenait le dessus ses pensées.
   Puis… Ce jour-ci, elle ne voulait plus, ni travailler, ni écrire, ni lire, ni quoique ce soit. Elle voulait simplement se cacher pour rester dans l’ombre durant des heures. À l’école elle n’écoutée plus le professeur, en une semaine elle était allée voir le directeur deux fois, sans dire un mot. Il ne voulait pas l’exclure, il sentait ses problèmes, seulement, il essayer de lui parler, mais elle ne disait rien. La dureté de son écorce, était la source de toute l’énergie qu’elle puisait pour continuer à aller étudier, à préparer la nourriture pour son père, à écrire... À survivre. Seulement, aujourd’hui n’allait pas ressemblait à hier ni à demain, c’est ce qu’elle se persuader pour garder cette force en elle. En pensant cela, elle n’avait pas vraiment tort, cependant elle ne pouvait s’attendre à ce qui allait suivre. Un garçon de sa classe se mit à côté d’elle, elle fit mine de ne pas le voir. Puis après quelque seconde il se mit à parler.
- « Hey ! Je sais qu’on ne se connaît pas trop et que je ne te parle pas souvent, mais voir quelqu’un dans ton état cela me blesse. Tu sais même si on n’est pas ami, tu peux me dire ce qui ne va pas. »
Elle ne dit pas un mot, elle ne fit aucun bruit et aucun signe. Elle restait totalement muette.
- « Je… Je peux comprendre que tu ne veuilles pas parler à quelqu’un que tu connais si peu, mais tu sais des fois en parler, c’est déjà un soulagement, puis je pourrais peut-être t’aider. »
Toujours rien, il aurait pu discuter avec une pierre et la discussion aurait été tout aussi grande.
- « Bon, je comprends, désolé de t’avoir dérangé, j’arrête de t’embêter, mais si tu as besoin n’hésite pas, je suis là. »
Toujours dans le même étant stoïque, elle continua à rester sans parole, ni gestes. Bien sûr, cela faisait un léger changement dans son quotidien, mais cela ne faisait pas de ce jour, un jour différent. À la fin des cours, elle sortit son téléphone quelques minutes après l’avoir sortie, elle reçut un appel. Elle lut rapidement « Maman » avant de décrocher.
- « Oui », fit-elle légèrement surprise de cet appel.
- « Bonjour ma fille… Il faut que je… » Elle parlait d’une voix tremblante, elle semblait pleurer. « …Que je te dise une chose très importante, je t’en prie écoutes moi bien… Ton père ne se sentait pas bien dans l’après-midi, il m’a appelé pour me dire qu’il était allé voir le médecin. Seulement… Il a de suite était emmener à l’hôpital… Et il… Il a eu une attaque… Papa n’est plus parmi n… » Sa mère n’eut pas le temps de finir avant qu’elle ne raccroche.
Soudain un grand silence, autour d’elle tout disparaît, elle n’était peut-être pas très proche de lui, mais elle l’aimait, son père… Ses yeux, coulaient, coulaient. Elle se mit à crier et à taper contre les murs. En elle, elle ressentait la plus grande des douleurs. Elle entendit cette voix qui retentit dans sa tête : Cour ! Cour ! Cour… Elle courut sans voir le temps passer, elle courut sans s’arrêter, à en perdre son souffle. Ses yeux pleuraient des lames de rasoir, elle crié de plus en plus fort quitte à se déchirait les cordes vocales, il n’avait jamais été là et pourtant, il était tellement important pour elle. Ce soir, elle ne rentrera pas. Ce soir, la nuit sera longue. Ce soir, la vie sera longue.

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