Suivez, soutenez et aidez vos auteurs favoris

Inscrivez-vous à Scribay et tissez des liens avec vos futurs compagnons d'écriture.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de 1978891468840876

Marguerite

Est ce que ce n'est pas être trop égocentré qu'être inscrit sur ce genre de site.

1
œuvres
0
défis réussis
1
"J'aime" reçus

Œuvres

Marguerite


Le silence dans la pièce indiquait que le jour était lointain, aucune lumière ne perçait à travers les longs rideaux rouges. Seul le bruit d'une horloge était perceptible comme si le temps rappelait que celui-ci passait inévitablement. De la faible lumière qui éclairait la pièce et donnait un côté romantique, se détachait deux silhouettes.
Quelques boucles dorées tombaient sur mes épaules, ma nudité dévoilait des poils sombres qui recouvraient mon torse et descendaient jusqu'au nombril. Mon corps était légèrement tourné en direction de la personne présente à mes côtés, je ne pouvais qu'apercevoir un bras recroqueviller qui cachait son nez et une partie de ces lèvres, des cheveux en bataille, un sein caché par la couette et l'autre totalement nue. De cette vue, mes doigts se souvenaient de la douceur auxquels ils étaient tous les deux terriblement emprunts. Je détaillais rapidement le reste de peau qui se trouvait nu, un léger plie à l'aisselle, un grain de beauté à la clavicule, deux autres à cinq centimètres de son poignet, de petits doigts potelés, une chevelure qui dévoile ses sourcils et ses yeux fermés. Elle ne dormait pas, malgré son souffle profond, ses traits semblaient tendues, parfois, elle se grattait frénétiquement avant de se rendre compte de ce qu'elle faisait et elle se forçait alors à se calmer. Elle savait mon regard posait sur elle, peut être que cela la perturbait d'avantage. Ou alors était elle tellement plongé dans ses réflexions qu'elle en oubliait à quel point elle n'était pas seule, plus seule. Plusieurs fois ses sourcils se fronçaient et déformaient son visage.
Au bout d'un moment, elle ouvrit légèrement les yeux, puis croisa mon regard fixe. Un léger sourire se décocha sur ses lèvres, mais elle garda une mine légèrement tourmentée.
Je m'inclinai légèrement pour réchauffer ma peau auparavant dénudée et me blottir un peu plus contre elle. Son coude à moitié couvert par l'épaisseur de plume heurta doucement ma cote, ce contact me poussa à glisser ma main à côté de son ventre chaud. Elle rouvrit les yeux, la tête baissée, le regard fixé, sûrement sur la bosse causer par mes pieds sous la couette. Elle se forçait pour que son expression redevienne neutre, peut etre pour ne pas m'inquiéter et ce comportement m'énerver presque. Son regard plongea à nouveau dans le mien et elle s'étira légèrement, je l'interrogeais du regard, mais prenait un aire faussement innocent.
De nouveau ,sa bouche s'étira en un sourire et je l'imita, nos quatres yeux détaillaient nos pupilles, nos lèvres, les rides de bonheur au creux des yeux et de la bouche, celles causés par de longs éclats de rire. Je lui demandai à quoi elle pouvait bien penser, elle fixa de nouveau mes pieds comme pour échapper à ma question. Mon regard insista, je n'allais certainement pas abandonner et elle le savait, mais je lui laissais le temps de m'expliquer ces pensées.
Elle rassembla quelques phrases compréhensibles et me dit : "Je fais tout ce que je ne voulais pas faire." Puis m'adressa à nouveau un bref regard et reprit : "Je m'étais dit, en créant mon profil, même si je savais pas vraiment ce que je voulais qui fallait pas que je me prenne la tête, que mon but c'était pas vraiment de trouver mon âme sœur, qui fallait pas que je m'attache ou que je me projette trop. Pour ne pas refaire les mêmes erreurs." Quelques secondes s'écoulait, la nuit rendait plus faciles les confidences, elle fronça les sourcils, comme si elle essayait d'expliquer une chose qu'elle ne comprenait pas elle même. Et reprit "Mais je sais pas, avec toi je n'arrive pas. Avec les autres, c'étaient faciles, je me suis jamais trop dit que c'était sérieux. Avec toi ,j'ai du mal à imaginer que ca puisse se finir comme ca, sans avoir vraiment commencer. Peut etre que je ne savais pas ce que je voulais parce que j'étais totalement perdue."
A ce moment m'apparue l'image des atomes, formés de protons et de neutrons, de lointain cours de Physique.
Elle garda cette mine à demi-triste et perturbée. Elle était vulnérable comme dans une opération à cœur ouvert et c'était moi son chirurgien. Mes yeux c'étaient réchauffés d'amour et un silence s'installa, un silence de doute, qui nous sépare alors que justement elle voulait nous unir.
1
4
26
3

Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Pour me libérer du poids terrible de l'existence.
0