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Courtney Rayet

Belgique.

Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Courtney Rayet
Alors qu’elle se retrouve contre son gré envoyée en Ecosse, Louise doit apprendre à s’habituer à sa nouvelle vie. Mais c’est sans compter tous les mystères qu’abrite sa nouvelle maison, un véritable château écossais. Entre passage secret et jardin caché, Louise n’est pas au bout de ses surprises. Mais qui est ce jeune homme en tartan qui traîne au fond du jardin ?
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Courtney Rayet
[ Ce texte, je l'ai écrit depuis un long moment et je n'écrirais pas la suite pour le moment. Je le publie simplement pour avoir vos retours et pour savoir s'il pourrait vous intéresser.]
Il n'était jamais tomber amoureux. Ce n'était pas les occasions qui lui avait manqué. Sans dire qu'il collectionnait les filles, on pouvait tout de même avouer qu'il n'en était pas à sa première histoire, loin de là. Pourtant avec elle, c'était différent. Elle était différente. Pleine de vie et de bonne humeur. Elle arrivait à voir en chacun la petite étincelle de bonté aussi bien cachée soit-elle. Elle avait un rire éclatant, aussi doux que le gazouillis des oiseaux, franc et léger comme le vent. Elle l'ensorcelait.
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Défi
Courtney Rayet

J’ai attendu la neige tout l’hiver. Perchée sur le rebord de la fenêtre, je l’attends encore, comme une enfant. Ils l’ont annoncée pourtant, je n’ai pas rêvé. Et puis, ça se sent. Le temps est beaucoup plus frais depuis quelques jours et une fine couche de givre recouvre le grand jardin de derrière.
Les garçons n’y croient pas. Certains ont même lancé des paris. S’il ne neige pas, il gagne de la bière. Eux aussi, c’est bel et bien une bande d’enfants. Mais je suis prête à parier, je suis sûre qu’elle arrive. Et je ne me trompe jamais là-dessus.
Je quitte la fenêtre un instant pour aller chercher un plaid. Les fenêtres de l’internat ne sont pas bien isolées et il fait très vite froid. Et oui, je vis dans un internat. En plus de cela, il est majoritairement fréquenté par des garçons. J’ai fini par m’habituer et par me fondre dans la masse. Mais ils me charrient toujours autant. Gentiment évidemment.
Perdue dans mes pensées, je continue à  me perdre dans le paysage. Il faut avouer que j’adore l’hiver. Le fleuve qui coule juste au pied de l’internat revêt toujours une couleur caractéristique durant cette période. Les rayons de soleil sont plus vrais, plus pures. Ils se reflètent dans l’eau. C’est tellement beau.
Les garçons ne sont pas sensibles à ça. Ils râlent surtout car ils devront aller à pied le lendemain à l’école. Car quand il neige, la ville est comme immobilisée. Ce n’est pas une très grande ville et l’électricité pose sérieusement problème en cas de blackout. Dans ces cas-là, on demande aux habitants de se déplacer à pied dans la limite du possible. Contrairement aux autres, j’aime beaucoup ces périodes. On apprend à retourner aux sources et à se concentrer sur ce qui est important. En plus, on a toujours un supplément de nourriture car il faut vider les frigos au plus vite.
Je commence à douter. La neige n’est toujours pas là. Les épandeuses sont déjà en action. Une fine pluie tombe doucement mais aucun flocon à l’horizon.
La nuit est déjà là depuis un bon moment. J’attends minuit. C’est l’heure annoncée. L’horloge tourne mais toujours rien.
Mes yeux se font de plus en plus lourds. Les garçons commencent à quitter les lieux communs persuadés que j’ai tort et qu’il ne neigera pas. Mais je décide de rester encore un peu…

C’est le bruit sourd de la lourde porte qu’on laisse claquer qui me réveille le lendemain. L’esprit encore embrumé, je cligne des yeux et comprends tout doucement que je me suis endormie sur le rebord de la fenêtre. Alors je me souviens de la neige. Je regarde par la fenêtre, le cœur plein d’espoir. Elle est là. Un magnifique manteau blanc recouvre tout. Il est encore tôt et personne n’est encore venu souiller le tapis de flocons. J’avais raison, je l’ai attendu, mais maintenant elle est là. La neige est là. 
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Questionnaire de Scribay

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Parce que j'aime m'évader dans les mondes que j'invente. Et également pour faire partager des émotions.
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