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Orcrane

Bruxelles.
Perrine, 26 ans, passionnée d'écriture, d'astronomie et de musique depuis toujours.
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Orcrane

Aussi loin que je me souvienne, j'étais une chouette gamine. Malgrès les difficultés que j'avais déjà rencontrées à mon jeune âge, j'avais su garder une certaine naïveté et une légèreté de vivre. J'étais solitaire, rêveuse et j'aimais ça. J'avais construit un petit monde rien qu'à moi. Loin de la violence de ma famille, mais aussi de celle de l'école. Comme beaucoup, j'ai subit le harcèlement scolaire. Je n'étais pas cool et je voulais encore moins l'être.
Ma mère avait réussi à me sortir de ce collège, où même l'équipe pédagogique était monstrueuse. Une année dans une petite classe spéciale, où mes résultats étaient excellents et où je me sentais de mieux en mieux. Jusqu'au jour où, un ancien camarade de classe reprit contact avec moi. Je n'avais pas vraiment d'ami et cet intérêt soudain m’étais assez agréable. Lui et moi avions fini par nous mettre ensemble. Il etait sympa, attentionné et me faisait rire...
Moi, je voulais être musicienne. Depuis toujours je chantais, je dansais, c'étaient les choses les plus importantes. Je dessinais et je savais que j'avais un imaginaire sans limites. Cette adolescence difficile était adoucie par mes rêves de scène, de voyages et d'accomplissements. Alors pour moi, une relation amoureuse faisait mine d'ovni dans ma vie. Le seul modèle de couple que j’eus dans ma vie, s’était mes parents. Emprise psychologique, maltraitance, violence, il n'y avait pas de quoi bien grandir. Alors non. Je n'ai pas vu le danger arriver. Je ne me rendais pas compte que ce garçon avait la main mise sur moi. Qu'il venait chez moi de plus en plus tôt et repartait de plus en plus tard. Qu'il voulait qu'on reste enfermés dans ma chambre, les volets fermés. Qu'il reste sur mon lit, à me regarder dessiner. Je pensais que c'était... "normal". Il devenait oppressant, un peu comme l'air avant un orage d'été.
Je n'étais pas sexuellement active et entre nous, c'était le cadet de mes soucis. Ma maman m'avait bien éduqué sur le sujet "Attend d'être prête, attend la bonne personne..." mais c’était exactement ce que je voulais faire. Même si moi et ce garçon, à l'époque, nous jouions plus ou moins intimement, je ne voulais pas le faire avec lui. C'était juste fun mais sans plus. Mais un jour comme un autre, il ne m'a pas demandé mon avis. Je me souviens lui avoir dit "non". Mais il était 3x plus carré que moi et ses mains serraient mes poignets fermement. Je me suis débattue comme j'ai pu, me tordant pour qu'il ne puisse pas m'atteindre. En vain. Je me souviens encore de la douleur, du dégoût. Puis il est parti. Et il n'est jamais revenu.
Durant un an, j'ai gardé ce secret pour moi. Par honte, par peur mais surtout par déni. Je n'ai plus jamais réussi à chanter devant quelqu'un, ni même à m'exprimer sans avoir honte, sans avoir peur. Je me suis renfermée un peu plus chaque jour. Je m'habillais en noir, parce que "je voulais ne pas être remarquée..." Ce fut l'effet inverse, forcément. Les réflexions incessantes de ma famille "et pourquoi tu ne souris jamais? Pourquoi tu t'habilles en noir, c'est pas beau pour une fille" eh blah et blah... Je n’ai jamais su leur dire.
J'étais en école de mode à l'époque et en plus de mon mal-être, j'étais en train de revivre le harcèlement scolaire. Jusqu'au jour où ma classe devait défiler devant les gens de ma petite ville. Gens de petit village, que je ne pouvais pas voir en peinture et c'était réciproque. Le jour même, je ne me suis pas rendue aux répétitions. Je n'y arrivais pas. Tout le monde s'en est pris à moi, ma mère, mes profs, mes camarades de classe. Ma mère était venue me délogée de ma chambre en hurlant, me demandant pourquoi je ne voulais pas y aller. Ma réaction fut assez simple. J'ai remonté les manches de mon pull, qui cachait de vilaines cicatrices. Le regard effaré de ma mère, je ne me souviens pas de ce que je lui ai dit exactement, juste d'un mot. Viol. Après un presque un an, j'avais réussi à mettre un mot sur mon mal-être. Et la réaction de ma mère... Je l'ai vue s'effondrer littéralement, devant moi. Sa façon de hurler et de lutter face à ce qui se passait, jamais j'oublierais. J'arrive encore à entendre son cri, sa voix qui se brise dans sa gorge...
Elle m'a pris dans ses bras, puis appela mon grand-père. Il était allé voir le directeur de mon école pour lui parler. Quand mon père rentra du boulot ce soir là, ma mère et lui eurent une discussion mouvementée. Je n'oublierais jamais les mots qui sortirent de la bouche nauséabonde de mon père: " Elle n'a pas trouvé autre chose pour se rendre intéressante?!" Cette phrase est à l'origine de ma non-plainte. Si mon père ne me croyait pas, qui pourrait? J'en ai toujours voulu à mon père. Parce qu'il ne m'a pas protégé, parce qu'il n'a jamais été là. Il y a encore peu il m'a dit: "Si ça t'es arrivé, c'est que tu l'avais bien cherché..." So cliché.
L’année dernière, je suis rentrée chez moi en France. J'étais devant la tv, je regardais l'eurovision. Le programme venait juste de finir quand j'ai reçus une notif Facebook. Il venait de me demander en ami. J'ai passé plus de 10 mins, à regarder mon écran, devant ce visage qui me donnait la nausée. J'ai eu un réflexe de petite fille. J'ai couru dans la chambre de ma mère et je me suis mise à coté d'elle, en attendant que je me calme et que les pleurs s'arrêtent. Peu de temps après, alors que j'étais en voiture sur le parking du carrefour, mon fiancé à mes côtés, il est passé devant moi... J'ai eu une crise d'angoisse, crispée, je ne pouvais plus de bouger. J'ai dû, tant bien que mal, conduire jusqu'au parking de la gare un peu plus loin, pour me calmer. Ce type me répugne. Son visage, ses mains, ses fringues, je m’en souvient comme d’un instantané avec lequel je suis obligé de vivre au quotidien. Je me cherche. M ’envois des mails, des invitations sur LinedIn, sur IG... Je vis avec l’angoisse que, malgrés mon éloignement, il se retrouve devant moi.
Et aujourd’hui je me rencontre que ce type, il ne sait pas ce qu'il a fait. Il ne ce doute pas une seconde que ce qu'il à fait, s'apelle un viol. C’était un sale gamin d’un famille brisée, sans repères etc...
Après toutes ces années, je ne me suis toujours pas reconstruite, ou alors, de travers. Personne ne sait ce que c’est qu‘est de vivre une agression tant qu’on ne l’a pas vécu sois même. Et toutes ces choses qui en découlent. Je ne suis pas mon viol, ni les autres abus que j'ai subis par la suite, mais je vis avec et c’est une sentence à vie. Je suis condamnée a vie. Et toujours à cause d'un compagnon. Relations sexuelles non voulues, nymphomanie, la drogue, l'alcool, le stress post traumatique, les angoisses au quotidien... Mon propore esprit n’a plus de sens parfois. Et... Non ça ne c'est pas passé dans une sombre ruelle, non je n'étais pas habillée "sexy", (à cet age, je dormais encore avec un doudou, alors le "sexy", hmm, voilà...) Là est le vice. C'est la personne en qui j'avais confiance, dans ma chambre, dans mon lit. C’est trop souvent le cas: un conjoint, un père, un oncle, voisin, collégue...
On a tous une histoires et nous, victimes de violences, avont une vérité en nous. Aujourd’hui, petit à petit, c’est vérité tend à exploser à la gueule des gens et de la société, qui n’est pas prète pour ça. Pourtant, va bien falloir que les choses changent. On ne peux plus victimiser les agresseurs et condamner les plaingnants. Beaucoup blâment les victimes sans jamais avoir prit le temps de discuter avec. et ceux sont les mêmes qui parlent de « justice »...
Il est dur de ses reconstruire dans un monde qui te rapelle constament qui tu es, ce qu’il s’est passé et qui juge (te juge, sans le savoir), haut et fort. La main des agresseurs sur nos bouches est une vérité qui va au délà de l’agression, parce qu’on vit dans le silence qu’on nous impose. Quotidienement j’encaisse le graveleux, sans mots. Sentir les larmes monter mais ne rien dire, pour ne pas être jugée, encore, ou pire... Voir les gens continué à tenir leurs propos dégueulasses.
Aujourd'hui, j'en parle non pas pour cultiver la pitié, j'en ai que rien à foutre. Non, j'en parle pour témoigner, que ça arrive plus qu'on ne le croit. Pour aider d’autres, peut-être à parler aussi. Malheureusement oui, tout le monde connaît une victime de viol, d'agressions sexuelles, physiques, psychologiques, de maltraitances, ou de négligences. Ne pas parler, accuser les victimes, ne pas intervenir, faire comme si de rien n'était, vous rend dans un sens, complice. Si vous savez quelque chose, si vous pouvez faire quelque chose, faites! Mais surtout, réfléchissez avant de blâmer qui que ce soit et arrêtez d'êtres cons. Merci.
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Défi
Orcrane

Je suis une enfant de la nature. J’ai grandi au son du chant des oiseaux et des cours d’eau. La douceur d‘un monde qui change au gré des saisons et du temps. Mais cette enfant insatisfaite de sa vie, se voyait vivre ailleurs, là où la vie se passe, où les gens font et accomplissent. Une vie de citadine, jeune, brillante et active. Regardant par delà l’horizon, où le soleil s’évanouit et où la Terre continue hors de ma vue. Je voulais être loin, là-bas. Il nous faut toujours faire attention aux voeux que l’on formule, car ils pourraient bien se réaliser.
Aujourd’hui, je suis dans cet autre monde, celui qui vit par delà l’horizon. Ici, où la pluie quotidienne déteint un monde triste et ne fait plus chanter les sous bois pleins de vie. Active dans cette fourmilière dépossédée, aux gestes mécaniques, à l’oeil morne. Je me suis fondue dans la masse d’un tout informe et tendu au gré des notifications. La beauté du monde me semble loin quand, un type louche m’attrape le corps d’un regard viscéral. Quand madame s’assied à mes côtés d’un corps lourd et « tant pis si je te bouscule... Après tout, faut bien que le monde profite de ma mauvaise humeur, de ma mauvaise vie ». De ces gens qui prennent l’air dans le bois d’à côté... air souillé par tant d’humains irrespectueux, qui sortent on ne sait où, bruyants, turbulents, fatiguants. Ils m’usent.
L’odeur de pisse de bière me vient aux narines alors que je n’ai pas encore pris mon petit déj. Les gens me doublent, bousculant au passage ma rêverie, la même que celle que j’avais étant enfant. Celle d’être ailleurs. La ville bourdonne sous mes fenêtres, au soleil qui brille dehors, alors que je suis enfermée dans cette vie voulue, de citadine aux grands airs. Le bureau aussi bourdonne, de sonnerie de téléphones, d‘impressions à la chaîne, de bavardages, de rires et de gens mécontents. Et la vie passe. Les jours, les semaines et me voilà, perdue avec des sentiments nouveaux. J’ai tout ce que j’ai toujours voulue. J’ai sacrifié ma solitude par amour. Dans cette ville où l’on ne peut jamais être seule, en paix, du matin au soir qui se fait attendre. Un courant d’êtres constant. Sans répit je subis les autres. Ceux que j’ai finalement appris à mépriser. Et lentement, je deviens morne à mon tour. Je souffre d’une peste moderne, qui s’attrape au fil de longues journées d’exaspération.
Je voudrais retrouver cette part de moi, sauvage et indomptable. Ma solitude sous les feuilles vertes des arbres du mois de mai. Où nul bruit de moteur, de sonnerie de téléphone, de gens qui crient, ne vient à mes oreilles. Seulement moi et la nature, le silence et sa paix. L’instinct calme qui me ressource, m’habite. Où est cet endroit, où je pourrais me retrouver avec moi-même? Cela fait longtemps que je ne me suis pas parlé à coeur ouvert, avec franchise et tendresse. Il ne me suffit pas d’ouvrir Google maps pour le trouver. Alors souvent, je ferme les yeux. Je m’arrête là où je suis et laisse le monde tourner aussi vite qu’il voudra.. il n’a qu’à tourner sans moi. Je suis trop occupée à retrouver l’odeur du bois mouillé et du pétrichor, en plein milieu d’un trottoir urbain. Malheureusement, ce n’est qu’un souvenir. Une mauvaise imitation de ma liberté d’être seule, sans yeux posés sur la longueur de ma robe, sans personne pour troubler mon corps d’une proximité étouffante. Je voudrais être loin, ailleurs, seule et libre. La solitude de ma liberté.
Je suis cette adulte insatisfaite de sa vie, se voyait vivre ailleurs, là où la vraie vie se passe, où les gens n’existent pas.
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Orcrane

J’ouvre péniblement les yeux, comme tous les matins. La pluie m’a réveillée. Le bruit incessant de l’eau sur mes volets me sorti d’un rêve sans intérêt. La faim fini par me sortir de mon mutisme matinal. Je marche péniblement vers la cuisine, téléphone à la main. Les mêmes gestes quotidiens. Café, twitter, mail, Instagram. Les yeux encore pantouflés, je n’arrive pas à me connecter.  Ahh, je verrais plus tard. Je prends mon pc et me met en chasse d’un job. Je n’arrive toujours pas à me loger. Bon. Café fini, toilette rapide, je sors.
Malgré la pluie, j’ai besoin de sentir l’air frais dans mes poumons. Je marche cacher sous mon vieux parapluie cassé. Je croise Alex, mon pote depuis le lycée -Hey, Salut Alex !
Ses yeux, vides, se posent sur moi, avant de m’ignorer. Il ne m’a pas reconnue sous mon parapluie ? Vexée, je continue mon chemin vers nulle part. Les rues sont silencieuses, mais je sens quelque chose de palpable dans l’air. Je sors mon téléphone de ma poche. Je n’arrive toujours pas à connecter à twitter. Je pense à toutes ses blagues à deux balles que je loupe, toutes ces photos de chats trop minions. Mince ! Je décide alors d’appeler maman. Mon père décroche
-          Bonjour Papa ! Maman est là s’il te plait ?
-          Bonjour, vous avez dù vous trompez de numéro.
-          Papa… C’est moi, c’est Emy !
-          Je ne connais personne de ce nom la…
-          Papa…
Le bip du téléphone me laisse le cœur baigné d’effroi et ce rythme cardiaque m’indique que quelque chose ne tourne pas rond. Je m’assois et tente de respirer du mieux possible. Je respire 4, je bloque 2, j’expire 5. Calmée, je rentre chez moi. La porte de mon appart est grande ouverte… et cet appart, mon appart… est vide ! Le proprio est à l’intérieur. Il me voit est me gueule de dégager, que ce n’est pas un squat à clodos ! Je n’arrive plus à réfléchir. J’ai besoin d’air. La pluie a cessée et le soleil revient paresseusement. Sur un banc, je tente de nouveau de me loguer sur twitter. Rien. Mail, rien. J’ai faim. Je m’aperçois avec soulagement que mon portefeuille est dans la poche de ma veste. Il me reste assez d’argent pour manger, en espérant que la monnaie n’a pas changé elle aussi ! Et pour une nuit d’hôtel dans un endroit piteux. Je remarque que je n’ai plus de carte d’identité, ni de passeport, de carte de fidélité, de sécu, rien. Mais qu’est-ce qui m’arrive bon sang !
Nerveuse, je rentre au supermarché. Je vise le rayon snacks. Je prends un sandwich et un peu d’eau. Mes yeux vagabondes dans les rayons et tombent sur les caméras de sécurité. Ma tête, mon nom, je n’existe pas ! Une idée me traverse l’esprit. Une idée folle, interdite… Intrépide !
Je sors, sans payer et me met à courir. Loin et sans relâche, je cours. Nerveusement, je lâche un rire, puis un fou rire ! Une pointe de liberté née en moi. Déjà fatigué de cette vie vide de chômeuse, mal vue par la société qui ne m’a jamais tendue la main, je commence à voir ce qui m’arrive comme une chance. Le fil de mes pensées, limpide, me donne une réponse, un espoir. Un sourire naquit sur mon visage, alors que je croise Mr Bron, un sans-abri avec qui j’ai souvent discuté et à qui je donnais un peu d’argent, dès que je le pouvais.
-          Mr Bron, Bonjour ! Tenez, c’est pour vous !
-          Oh merci madame ! Mais il ne faut pas ! Vous avez l’air plus affamée que moi, rigola le vieil homme, à qui il ne restait plus beaucoup de dents.
-          Non, j’insiste. C’est de la part de votre amie, Emy.
-          Oh… je ne connais pas de Emy, dit-il avant d’ouvrir le paquet et de renifler l’odeur du pain.
 
6 Mois plus tard.


Je suis adossée au mur, à l’accueil de la gendarmerie. Je me déguise en femme de ménage, écoutant les inspecteurs se casser les dents sur une affaire qui date depuis 6 mois.
-          Jeanne Doe a recommencée, avant-hier ! Encore une banque ! Personne ne peut me faire un putain de portrait de cette femme ! Pas d’empreintes, ni de nom ! Pas le moindre indice ! Personne ne sait qui elle est, où elle vit, pas de traces aux impôts, a la sécu ! Rien ! L’inspecteur Stors était visiblement à cran et la pale couleur violette sous ses yeux marquaient son manque de sommeil. Je vais devenir fou…
-          On a reçu un appel de médecins sans frontières ce matin, elle leur a versée la totalité de la somme qu’elle a volé. La semaine dernière c’était pour la recherche pour le cancer et encore avant, c’était pour le Japon. Je ne sais pas, dit son collègue, on dirait une robin de bois des temps modernes. Je trouve ça plutôt culotté et au fond, elle n’a pas tort…
-          Non mais tu entends ce que tu radotes ! La loi, c’est la loi ! Et je finirais par la coincée !
-          T’es bien parti pour Stors!  Le collègue de l’inspecteur rigola, avant de me dire poliment bonjour dans le couloir où je passais le balai, satisfaite et amusée de la situation. 
 
 
 
 
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