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Laurent Delépine

Côte d'AZur.
Laurent Delépine
[Texte intégral]

Cela faisait quatre-vingts ans que les tyrans avaient été vaincus, laissant un monde en ruine aux pluies mortelles.

Ces dernières années, la chronique avait été défrayée par Deirane, la belle paysanne devenue reine. Mais elle ne faisait plus parler d'elle depuis quelque temps et tout le monde la croyait morte. Pourtant, lorsque une enfant fut vendue comme esclave, elle réapparut afin de lui éviter de subir le même sort qu'elle. De façon inattendue, elle va recevoir l'aide d'une ancienne amie. Une aide qui se révèle pas si désintéressée que cela. Et il semble que celui qui a acheté la jeune paysanne est le tortionnaire qui a fait de Deirane ce bijou vivant objet de toutes les convoitises.

Mais tout ceci ne serait-il pas un piège destiné à la retrouver ? D'ailleurs, au juste, qui est la cible de tous ces complots ?


Ce livre est la réécriture du premier épisode de la saga de "La malédiction des joyaux" suite à divers conseils qui m'ont été adressés à droite et à gauche. La principale différence avec la première version est un découpage différent des chapitres, une suppression de quelques longueurs inutiles, quelques subtiles différences au niveau de l'intrigue (subtiles) et une page de couverture calquée sur la version e-book.

Illustration :
- Dessinateur : Sakhiya “Anonymio” Batbayar
- Création de la couverture : Gypsines.
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Laurent Delépine
[Texte intégral - Correction/Relecture]

Deirane a enfin trouvé l’amour sous la forme d’un jeune paysan. Grâce à lui, elle se crée une nouvelle famille et de nouveaux amis. Mais avec son tatouage si spécial elle ne passe par inaperçue. L'Orvbel est la plaque tournante mondiale du trafic d'esclave. Son roi, Brun, fils de Brun, découvre existence de la paysanne. Il n’a plus qu’un désir, l’acquérir. Mais il y a un problème. Elle est amie avec Saalyn. Et le dernier passage de la guerrière libre dans son royaume a failli entraîner sa ruine. La guerrière libre a repris ses enquêtes. Et même si elle n’est pas totalement remise de ses épreuves, elle reste une adversaire redoutable. Il faut donc s’arranger pour se débarrasser d’elle, peut-être même de façon définitive. Entre Saalyn et Brun, s’engage donc une compétition dont l’enjeu n’est autre que l’avenir de Deirane.

Voici la deuxième partie des aventures de Deirane. Elle prend la suite du livre 1, et plus particulièrement des chapitres pairs (20 ans plus tôt). Ce roman est en phase finale de correction, avant sa publication prochaine

Ce texte fait partie du club Valentine. A ce titre, j’attends tous vos commentaires et vos annotations avec beaucoup d'impatience.

illustration :
- modèle : Daniela
- photographe : Lopathima
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Laurent Delépine
Dans les harems, les chanceuses sont ces esclaves qui ont une "chance" de pouvoir devenir maîtresse du roi un jour. C'est le rôle aujourd'hui dévolu à Deirane : se former en attendant le bon plaisir du roi d'Orvbel. Le harem n'est cependant pas cet endroit clos et merveilleux où les femmes oisives profitent des plaisirs de la vie que les aèdes décrivent dans leur poèmes. C'est un lieu de connaissance que Brun, le roi d'Ovbel, utilise pour former ses conseillers. C'est aussi un lieu pouvoir où les concubines rivalisent pour la puissance, n'hésitant pas à recourir au meurtre à l'occasion. Brun lui même va jusqu'à les piéger pour s'assurer de leur fidélité.

Mais c'est aussi l'endroit idéal pour permettre à Deirane de se venger de ceux qui l'ont réduite en esclavage.

[Rédaction en cours]

Ce texte fait partie du club Valentine. A ce titre, j’attends tous vos commentaires et vos annotations avec beaucoup d'impatience.

La rédaction de ce livre vient juste d'être terminée. Et bien que j'ai effectué une première correction, il reste quelques incohérences dans l'histoire. Au stade actuel, il est donc inutile de s'axer sur l'orthographe, la faute pouvant fort bien disparaître avec le remaniement de la phrase.
Je ne diffuserai pas forcement les chapitres dans l'ordre afin d'éviter le spoil des livres précédents.

Ce texte a été déposé sur une étagère du Club Valentine. A ce titre il accepte d'être peinturluré d'annotations constructives en vue de son amélioration.
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[Texte intégral - Premier jet]

Ils étaient quarante. Quarante proscrits, enchaînés au fond d’un couloir sombre, à creuser la roche pour en extraire le cuivre qui enrichissait leur maître. C’était un travail pénible dans le bruit et la poussière et beaucoup enviaient leurs collègues qui transportaient les seaux pleins de minerai ou les fondeurs qui produisaient les lingots parce que eux au moins voyaient le soleil de temps en temps.
Toutefois, ils l'ignoraient encore, mais à des centaines de longes de là, venait de se produire un événement qui allait changer leur vie : La corporation des Guerriers Libres venait d'être créée.
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[Nouvelle complète]

Qui se souvient de la Diacara ? Les lumières de notre monde d'aujourd’hui, l’Yrian, l’Helaria et la Nayt, même pris tous ensembles, ne lui arrivent pas à la cheville que ce soit en matière de population, de culture ou de richesse. Moi Saalyn, archonte des Guerriers Libres, j’ai vu tout un monde s’effondrer et un autre naître de ses cendres. Ma collègue et amie Calen, archonte de la Bibliothèque, m’a demandé d’écrire mon histoire pour que personne n’oublie cette époque. Toute histoire a un commencement, c’est lui que je vais maintenant vous raconter.

Ce texte fait partie du club Valentine. A ce titre, j'attends tous vos commentaires et vos annotation avec beaucoup d'impatience.

Couverture réalisée par Gypsines
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Laurent Delépine

Il est possible que vous ayez envie d'ajouter une ou plusieurs langues dans vos romans. Il y a plusieurs raisons pour cela : Ça peut donner une touche d'exotisme à votre histoire. Ça permet de donner une cohérence dans les noms de personnes et de lieux. Dans certains cas, cela permet d'expliquer certains traits de caractères des personnages ou de la civilisation. Et enfin, c'est fun.
Certaines personnes, passionnées de linguistique, se sont amusés à créer une langue. Ils ont ensuite ecrits des histoire rien que pour mettre en scène cette langue. Au hasard : Tolkien.

Créér une langue n'est pas très difficile. Surtout que, ne l'oublions pas, elle est destinée non pas à être parlée, mais à donner une petite touche exotique à vos récits. Il y a cependant un certain nombre d'étapes à effectuer pour assurer sa cohérence.
Tout d'abord, vous devez définir la phonologie. Ce sont l'ensemble des sons que les locuteurs peuvent prononcer, la façon dont ces sons s'agencent en mots, mais aussi les mutations. N'ayez pas peur, j'expliquerai ces mots le moment venu. Et vous verrez que c'est en fait hyper simple.
Il faudra ensuite définir le lexique, c'est à dire l'ensemble des mots de la langue. Tous les mots : les substantifs, les adjectifs, les verbes, mais aussi les mots grammaticaux. Si votre seul but est de créer des noms, vous pouvez vous arrêter là.
La phase suivante est la définition de la syntaxe, c'est à dire la façon dont les mots s'agencent pour former des phrases.
Et pour finir il faudra définir la grammaire. La grammaire est l'ensemble des regles qui définissent le fonctionnement de la langue. C'est la partie la plus complexe si vous voulez avoir une langue fonctionnelle. Mais pour vos romans, vous n'êtes pas obligé de tout détailler dans les moindres détails. Et puis, vous pouvez vous contenter des régles générales, suffisantes pour créer quelques phrases simples et ne vous préoccuper de certains concepts que lorsque le besoin s'en fera sentir.
Et maintenant, il ne vous reste plus qu'à créer des textes dans cette langue. Si vous y arrivez ou que la seule chose qui vous gène c'est un lexique trop restreint, alors vous aurez réussi.
Il est possible d'ajouter d'autres étapes, comme par exemple, la façon de compter, des expressions idiomatiques, les formules, salutations et proverbes et bien d'autres choses. Mais ça peut largement être fait après coup.

Maintenant si on y allait.
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Laurent Delépine
Saalyn rentre de mission en compagnie de sa pentarque Muy. En traversant le Cairns, elles tombent dans une embuscade. Pendant leur fuite, Muy est blessée. Elles sont donc obligées de faire une escale dans un village frontalier le temps de la soigner. Mais la nuit, un meurtre à lieu et elles en sont accusées. La guerrière libre a donc jusqu'à l'arrivée du prévôt pour prouver son innocence et trouver le meurtrier.

Ce faisant, elle va déterrer les histoires de ce village. De bien sordides histoires.
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Défi
Laurent Delépine

Mademoiselle, vous me voyez honoré de rencontrer une personne telle que vous. Il n'est pas évident de pénétrer au sein du harem d'Orvbel. Surtout pour interviewer une personne aussi précieuse que vous. Aujourd'hui, je vais interviewer la concubine royale Serlen d'Orvbel.
Tout d'abord une question facile. Serlen est-il votre vrai nom ?
Non. Celui que mes parents m'ont donné est Deirane. Mais en arrivant ici, j'ai été renommée Serlen. Je suppose que c'est pour dérouter ceux qui pourraient se lancer à ma recherche.
Utilisez-vous un pseudonyme ?
On m'appelle parfois la tatouée ou encore la reine aux diamants.
On se demande bien pourquoi.

Une chose qui saute au yeux quand on vous voit, en dehors de votre particularité, c'est votre petite taille. Si ce n'est pas indiscret, quelle taille mesurez vous au juste?
Je mesure une perche et quatre paume. Dans votre système de mesure cela fait environ un peu moins de 1m 50
Et votre poids ?
Ce genre de question ne se pose pas à une femme.
Vous êtes d'un type peu courant dans notre monde. J'ai du mal à situer votre origine. De quelle ethnie êtes-vous ?
Je suis une mardsen - une humaine si vous préférez - d'origine Yriani. Je ne ressemble pas aux ressortissant de ce pays, pourtant mes parents en sont des représentants typiques.
Pourtant vous portez un bracelet d'identité helarieal.
Ah ça. Il n'est pas utile d'être un citoyen de la Pentarchie pour en avoir un. Il suffit d'y vivre pour pouvoir en réclamer un. Je suis resté en Helaria pendant quelques mois. Je le garde parce que c'est un des rares liens qui me reste avec mon passé. C'est également le souvenir d'une rare période heureuse de mon adolescence.
Vous n'avez certainement pas tant d'années que ça qui vous séparent de l'adolescence. Quel est votre âge ?
J'ai 11 ans, bientôt 12. Attention, il s'agit d'années de mon monde, de moitié plus longues que les votres. Selon vos propres critères, je suis sur le point d'atteindre mes dix-huit ans.
SI vous vous décriviez. Vos cheveux, vos yeux ...
Mes cheveux sont blonds et longs. Quand je m'habille moi-même, ils tombent librement dans le dos. Mais Loumaï ne peut pas s'empêcher de faire des trucs plus élaborés. On m'a dit que mes yeux étaient bleus tirant sur le gris. Mais vous êtes mieux placé que moi pour le savoir. Je n'ai pas de lunettes. Que sont des lentilles de contact ?
Et aucun problème de santé particulier ?
Ce truc qu'on m'a fixé dans la peau n'a pas qu'un but décoratif. Son créateur ne voulait pas que je disparaisse brutalement. Il voulait que son oeuvre perdure. Le treillage en or me protège contre pas mal d'agressions. On ne peut pas me blesser, pas gravement en tout cas. Ca aide à garder la santé. Par contre, ça ne protège pas de la douleur. Si on me frappe avec un couteau, il ne penetrera pas la chair, mais j'aurai aussi mal que s'il l'avait fait. Et si on essaie d'extraire une pierre, le résultat est très ... pyrotechnique. Ce struc est plus efficace qu'une armure.
Avez vous des signes particulier, comme des cicatrices, marques de naissance ou des tatouages ?
Je suis même connu pour ça. Un jour, un drow s'est amusé à me broder avec des fils d'or et m'incruster des pierres précieuses dans la peau. J'appelle ça tatouage parce qu'il n'existe aucun mot pour le nommer, mais ce terme ne correspond pas exactement à la réalité. Il n'y a que de l'or et des pierres précieuses, pas la moindre trace d'encre.
Aurai-je une chance de voir ce tatouage ?
Qui sait. Les personnes à qui je l'ai montré se comptent sur les doigts d'une main. Mais personne ne peut prédire l'avenir.
Mais vous pouvez me décrire les zones de votre corps qu'il couvre.
La totalité à l'exception de la paume des mains et la plante des pieds.
Et à part ça, portez-vous des bijoux ou des accessoires ?
Je n'ai que mon bracelet d'identité. Franchement, vous croyez que j'ai besoin de bijoux. Par le passé, j'avais un camée qui me venait de ma soeur. Mais on me l'a volé.
De quelle façon êtes-vous généralement habillée ?
Trop peu à mon gout. On cherche à m'exhiber en me mettant des tenues réduites, voire pas de tenues du tout. Je cherche au contraire à me couvrir au maximum.
Quelle expression est le plus souvent affichée sur votre visage ?
Comme tout le monde, une expression neutre je suppose. En temps normal, je souris facilement. Mais les évènements de ces derniers jours ne m'y incitent guère.
Avez-vous des habitudes gestuelles particulières ou des tics ?
Je ne sais pas. Si j'en avais je ne m'en rendrais pas compte. Demandez à mes amies.
Utilisez-vous régulièrement une expression ou une citation particulière ?
J'aime bien les expressions de mon amie Saalyn. Je les utilise fréquement. Elles sont imagée. Mais si je vous les disais, vous devriez interdire cet interview aux moins de 7 ans.

Assez parlé de vous. Nous allons maintenant aborder un autre sujet. Votre famille.
SI vous nous parliez de vos parents.
Mes parents étaient des paysans qui vivaient au nord de l'Yrian, dans la province d'Ortuin. Mon père cultivait du blé, une céréale qui a l'avantage de résister aux pluies de feu. Nous avions aussi des légumes sous serres. C'était un homme fantastique. Je n'ai compris à quel point il m'aimait que quand mes problèmes on commencé.
Avez-vous des frères et sœurs ?
J'ai deux soeurs et un frère. Ma soeur ainée, Cleriance, est mariée. Elle attendait un enfant quand je suis partie de chez moi, j'ignore si c'est une fille ou un garçon. Je me disputais souvent avec Elhrine ma jeune soeur. Mais Telet, mon petit frère, était adorable.
Et le reste de votre famille.
J'ai une tante, du côté paternel. Et le mari de Cleriance vivait avec nous.
Comment décririez-vous votre enfance ?
Mon père m'a offert l'enfance la plus heureuse qu'il était possible dans un monde aussi ravagé que le notre. Je n'ai jamais manqué de rien. Il m'a même appris à écrire.
Quel est l’événement qui vous a le plus marqué jusqu'ici dans votre vie ?
Sans hésiter, c'est la nuit ou cet elfe noir m'a enlevée pour me greffer toutes ces bijoux dans la peau. Plus rien n'a jamais été pareil après. Avant j'étais une jeune fille insouciante. Maintenant je suis une esclave, prisonnière d'un harem.
Justement, vous n'êtes plus une paysanne du nord de l'Yrian.
Au fond de moi, si.
Où vivez-vous actuellement ?
Je vis à Orvbel, dans le harem. Plus précisément dans l'aile des novices.
Que faites-vous des vos journées?
J'apprend. Je me forme.
A quoi ?
A devenir une concubine. J'apprend les langues, la géographie et l'histoire de notre monde. J'ai aussi des cours de danse, d'habillement et de séduction.
Appartenez à un groupe ou à une organisation particulière ?
Je suis une esclave dans le harem du roi d'Orvbel. J'y ai le rang de novice.
Mais vous n'avez pas intégré une faction ?
Pas encore. Je devrai m'y résoudre. Mais tant que je suis novice, je n'ai aucune obligation.
Quel est votre but dans la vie, vos objectifs à plus ou moins court terme ?
Mon but est de me venger de ceux qui ont fait de moi une esclave. Je tiens à jour une liste de noms. A court terme, je cherche à contacter l'Helaria. Cette nation hait l'esclavage et hait l'Orvbel. Deux raisons pour qu'ils m'aident.
Possèdez-vous des capacités ou des compétences particulières ?
On m'a dit que j'étais intelligente. Je parle l'Yriani - ma langue natale -, l'helariamen, l'orvbelian et un peu de naytain. J'apprend vite et je réflechis vite.
As-tu des problèmes ou des difficultés dans certains domaines de compétences ?
Je suis bien foutue, avec un corps qui ne laisse personne indifférent. Mais je n'ai pas l'état d'esprit pour l'utiliser de façon a en tirer un avantage. J'ai des amies qui n'hésiteraient pas à faire n'importe quoi pour atteindre leur objectif. Je ne suis pas comme ça. J'ai essayé d'acheter l'équipage d'un bateau un jour, pour m'échapper. Je n'ai même pas eu la force de laisser un seul marin poser la main sur moi. Resultat, je suis esclave aujourd'hui.

Nous allons maintenant parler de vos relations.
Qui est la personne la plus importante dans votre vie ?
Tous ceux qui comptaient pour moi sont mort. Il n'y a plus personne d'important aujourd'hui.
Etes-vous en couple ou avez-vous des vues sur quelqu'un ?
Je l'ai été. Il est mort. Je n'en dirais pas plus sur lui.
Comment faites vous pour juget les gens ?
Je juge les gens à l'instinct. C'est très rapide. Pas très fiable, mais je me trompe rarement.
Avez-vous des rivaux ou des ennemis ?
J'en ai certainement. On a tenté de m'assassiner. Mais elles sont trop laches pour se révéler.
Elle ? Vous pensez que c'est une femme.
Nous sommes dans un harem. Il n'y a que des femmes autour de nous.
Vous avez des ennemis. Mais avez-vous des amis ?
Je me suis lié d'amitiée avec les autres novices. Donc on peut dire que oui, j'ai des amies. Dans le bateau qui m'a amené jusqu'ici il y avait Ard. Mais il était un esclave, il n'est plus avec moi. Et puis, il y avait Saalyn. Et pour finir Calen.
Calen, la Bibliothécaire d'Helaria ?
Elle même. L'esprit le plus brillant de notre monde. C'est elle que vous devriez interviewer. Elle est beaucoup plus intéressante que moi.
Etes-vous plutôt du genre à argumenter ou essayez-vous plutôt d'éviter les conflits ?
Je n'aime pas les conflits. Mais ils sont inévitable dans notre monde.
Aimez-vous passer du temps seule ?
Surtout pas. J'aime la compagnie.
Etes-vous plutôt optimiste, réaliste ou pessimiste ?
Je suis plutot pessimiste. Regardez ma vie. J'ai un petit copain, il meurt. J'ai un enfant, il meut. J'ai un fiancé, il meurt. J'ai une amie, Saalyn ...
Saalyn, c'est la deuxième fois que vous citez ce nom. Vous voulez parler de la guerrière libre Saalyn ?
Oui cette Saalyn là. Elle a survécu à 600 ans de guerres et de batailles. J'arrive et elle meurt. Comment voulez vous être optimiste avec un tel palmarès ?
J'ignorai qu'elle était morte.
Elle s'est lancé à ma poursuite quand j'ai été enlevée. Mes ravisseurs lui ont tendu un piège et l'ont tuée.
Aimez-vous prendre des risques ou préfèrez-vous jouer la sécurité ?
Dans le monde ou on vit, jouer la sécurité ne méne à rien.
Aimez-vous faire des blagues ou préfèrez-vous rester sérieuse ?
Voyez-vous autour de vous une ambiance propre à faire des blagues.
Quelle est votre plus grande peur ?
Ce qui me fait le plus peur est de voir d'autres gens mourir à cause de moi. Il y a eu assez de morts comme ça. Je n'en veut pas d'autres. Ce tatouage me protège. Du coup c'est mon entourage qui prend.
Suivez-vous un code de conduite qui guide ou régit votre vie ?
A chaque fois que je suis confrontée à un problème, je me demande comment Saalyn s'en serait tirée. Sauf qu'elle était beaucoup plus intelligente que moi. Je l'ai vu gagner une bataille sans tirer son épée ni donner un seul coup.
Etes-tu du genre à faire des promesses ? Si oui, les tiens-tu ?
J'ai promis à Biluan que je le tuerai. Je compte bien tenir cette promesse là.
Qui est Biluan ?
Celui qui a pris livraison de moi pour le compte du roi Brun.
Avez-vous de lourds secrets ?
Je n'ai aucun secret. Comment le pourrais-je, ma vie ne m'appartient pas.
Et des vices ?
Aujourd'hui non. Mais quand mon fiancée vivait encore ...
Si vous deviez décrire votre personnalité en trois mots...
Les avis sont partagés. Certains disent inexistante. Mais d'autres trouvent que je suis butée.
Etes-tu croyante ?
Je respecte les dieux de l'Yrian, comme tous les royaumes de la vallée de l'Unster. En particulier la Mère. Enfin, respecter est un grand mot. J'ai tendance à me préoccuper d'eux que quand j'ai besoin de leur aide. J'ai dû beaucoup les décevoir.
Pas les dieux de l'Orvbel ?
L'Orvbel n'a qu'un seul dieu, Matak. C'est un peu juste pour batir une mythologie digne de ce nom. Adresser toutes les requêtes, quelques soient leur nature, à un seul dieu, n'est pas réaliste. Et puis, comment honorer un dieu qui aide les négriers.
Etes-vous superstitieuse ?
Non. On dit que ça porte malheur.
Quelle valeur accordez-vous à l'argent ?
Ce n'est qu'un moyen pour acquérir des choses. Je n'en ai jamais eu beaucoup. J'ai appris à m'en passer.
Que pensez-vous de la politique ?
Je ne pratique pas la politique. Mais le peu que j'ai connu ne m'a apporté que des malheurs. J'évite de m'en méler.
Vous pensez pouvoir rester à l'écart de la politique en vivant ici.
Je veux croire que oui, même si je sais que c'est un rève impossible.
Soutenez-vous une cause particulière ?
Mon but est de faire disparaitre l'esclavage. Je doute d'y arriver un jour. Mais au moins detruire Orvbel sera un bonpoint de départ.
Que pensez-vous du fait de voler ?
Rien. J'ai vécu quelques mois en volant. Je m'étais caché dans l'ambassade d'Helaria à Sernos et je volais de la nourriture pour vivre. Si je ne l'avais pas fait, je serai morte.
Et de tuer ?
Ca dépend de la personne. Ceux qui ont tué mon fils et mon fiancé, à votre avis, vous croyez que j'hésiterai ?
Considerez-vous que certains groupes ou genres de personnes sont inférieurs ou supérieurs à toi ?
Il y a quelques années, j'aurai dit oui. Je considerai les bawcks et les stoltzt comme inférieurs et les edorians supérieurs aux humains. Mais les seuls a m'avoir aidé sont des bawcks et des stoltzt. Et les stoltzt ont des années d'avance technologique sur les autres peuples. Aujourd'hui, je ne serai plus aussi catégorique.
Et concernant les personnes à la peau noire ?
Avant de fuir de chez moi, j'ignorai leur existence. Je n'avais aucune opinion sur eux. Pas plus que sur ceux à la peau jaune.
Jaune ! Il y a des humains qui ont la peau jaune ?
Ah! Je vois que je sais des choses que vous ignorez. Je connais au moins deux pays, le Gelang et l'Aclan, en Shacand, qui sont peuplés de gens à la peau jaune.

Passons à vos goûts personnels
Avez-vous des hobbies ?
J'adore l'opera. Mais il n'y en a pas en Orvbel. Enfin, je crois. Autrement, je joue de l'usfilevi et je chante aussi. C'est Saalyn qui m'a appris.
Quelle est votre nourriture ?
Il y a quelques semaines, j'ai découvert l'existence de la tomate. Je pourrais en manger des tonnes.
Quel genre de musique aimez-vous ?
Mon amie Saalyn était une grande musicienne. Je croyais que sa musique était ce qu'il y avait de mieux dans le monde. Mais un jour, mon fiancé m'a fait découvrit l'opéra. Et ça c'est ... wouah.
Quel est votre genre de divertissement de masse préféré ?
J'aime la musique, mais ça je l'ai déjà dit. La lecture aussi. Mon père m'a appris à lire et à ecrire. Mais à l'ambassade d'Helaria j'ai découvert la littérature. Et l'Orbvel dispose d'une bibliothèque passable. Actuellement je lis l'histoire d'un anneau maléfique qu'il faut detruire en le jetant dans un volcan. C'est tout bonnement génial
Comment gérez-vous le stress ? Y a-t-il quelque chose qui vous aide à te relaxer ?
Au début, je balançais mes assiettes contre mes geoliers. L'inconvénient, c'est qu'après on a faim. J'ai du trouver autre chose. Maintenant je me détend en jouant de la musique. Saalyn m'a appris à me servir d'un usfilevi et à chanter aussi. Elle a même ecrit une chanson pour moi : "La mercenaire".
La Mercenaire, c'est vous ?
Non, cette chanson a été écrite pourn moi. Mais l'héroïne est une criminelle d'origine Naytaine.
Nous voici arrivé à la fin de cet interview. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir parlé avec la reine aux diamants. Je vous remercie d'avoir répondu à mes questions. Je pense que mes lecteurs seront heureux d'en savoir plus sur vous. Au cours des années qui viennent, nous entendrons sans doute parler de vous.
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Laurent Delépine
Aujourd’hui, nous vivons une époque critique pour l’avenir de notre civilisation. Le climat s’emballe et avec lui l’ensemble des phénomènes météorologiques, les espèces disparaissent à un rythme similaire aux grandes extinctions du passé, les ressources qui assurent le fonctionnement de nos sociétés sont en voie d’épuisement.
Des décisions importantes vont devoir être prises si l’on veut que nos enfants puissent vivre dans un monde qui puisse assurer leur subsistance. Notre comportement doit évoluer avant qu’il ne soit trop tard. Et beaucoup de personnes sont prêtes à faire le nécessaire. Malheureusement, elles n’ont pas les connaissances adéquates. Et les choix qu’ils font sont parfois inadaptés, voire empirent la situation.

Le but de ce texte est d’expliquer le fonctionnement de la nature et les enjeux de notre société a Il n’est pas là pour vous dire ce que vous devez faire, ni pour tenir un discours moralisateur. Ce n’est qu’un ensemble de faits scientifiques afin ue chacun puisse estimer les conséquences de ses actes et prendre les décisions qu’il estime justes.
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Laurent Delépine

Le lieu, une scène de campagne, apparement idyllique, le long d'une colline. Au sommet, une ferme, des céréales presque mûres dans les champs derrière elle. En contrebas, un lac limpide. Un mensonge : des eaux chargées de miasmes mortels. Aucune autre habitation visible jusqu'à l'horizon.
L'héroïne : une jeune fille au cœur de l’adolescence. Comme tous les matins, une visite au lac pour le ravitaillement en eau pour le repas. Une corvée pour ses sœurs, mais pas pour elle. Bien au contraire, un plaisir dans son accomplissement. Pas dans le transport de deux lourds seaux plein d’eau, bien sûr. Des seaux au contenu plein de poisons corrosifs en cas d'aspersion sur la peau. Mais un moment de liberté dans l'étouffant cocon familial. Son moment de liberté à elle.
L'instant préféré entre tous : la découverte de son image dans le miroir de la surface immobile et lisse du petit lac. L'image d'une très jolie fille : les traits réguliers, légèrement ovales, les yeux bleus un peu gris, une cascade de cheveux blonds et fins, une bouche fine et souriante, un petit nez droit facilement plissé. Une belle jeune fille de dix printemps au corps souple et mince d’adolescente. La promesse d’ici quelques années d'une femme d’une grande beauté. D’où l'inquiétude de son père face à l'intérêt des garçons de son âge à son égard.
Son père justement, un homme sévère en apparence ses manières bourrues, mais juste. Jamais aucune manifestation de violence, même pas une gifle en représaille à ses bêtises. De nombreuses bétises pourtant, en compagnie de sa jeune sœur pour la plupart.
Tiens sa jeune sœur. Une vraie petite peste. Comme toutes les jeunes sœurs, parfaitement idiote, sans aucune connaissance des préoccupations des grandes – un compliment réciproque en égard à sa futilité. Souvent complice, parfois dénonciatrice. Egalement au sein de sa famille, le plus jeune de la fratrie, son frère, un gamin espiègle en adoration devant elle. Mais aussi une grande soeur, leur aînée à tous, déjà épouse et enceinte.
Bref, une famille heureuse mais étouffante. Avec pour concéquence, un besoin d'évasion, indispensable à son bien-être. D'où tous les matins cette visite au lac.
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Laurent Delépine

Il n’y a aucun honneur dans le combat. Ce n’est que le moyen appliqué par le plus fort pour faire respecter sa loi, au mépris de toute justice.
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Laurent Delépine
Ceci n'est pas un roman. C'est un questionnaire destiné à juger à quel point un roman se complaît dans le cliché ou arrive à y échapper. Chaque roman aura droit à son chapitre.
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